Private eye de Brian K. VAUGHAN, Marcos MARTIN et Muntsa VICENTE

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Résumé

The private eye décrit une société dystopique post internet. La sécurité Internet aurait tout simplement disparu du jour au lendemain, rendant accessible les secrets de l’humanité (trafics illicites, photos et secrets de chacun) à tout le monde. Les humains vivent désormais continuellement masqués, seul moyen de protéger leur vie privée et leur intimité. Chacun varie son nyme (son masque) en fonction de l’identité du moment. La police a disparu, remplacée par la presse qui gère les atteintes à la vie privée.

L’album est construit comme un roman de Raymond CHANDLER avec Patrick IMMELMAN, le héros, dans les traces de Philippe MARLOWE. L’histoire commence comme une banale histoire d’enquête dans la plus pure tradition. Une rousse magnifique qui se cache sous un masque de tigre vient proposer une enquête bizarre à notre héros. Elle souhaite qu’il enquête sur elle même pour savoir ce qu’il peut découvrir de trouble et qui pourrait nuire à un dossier d’embauche pour un poste important. Elle postule à un poste où toute expérience borderline serait éliminatoire.

Notre détective privé se laisse convaincre avec une avance particulièrement conséquente et démarre son enquête. Le lendemain, sa cliente est retrouvée morte, assassinée…

L’enquête peut réellement démarrer.

Mon avis

Attention OVNI !

Brian K. Vaughan est un scénariste de Comics américain extrêmement prolifique et à l’imagination débordante. Il a participé à l’écriture des épisodes de la série LOST de la saison 3 à la saison 5, ce qui explique son goût du risque pour le franchement bizarre comme dirait Blier dans les Tontons flingueurs. Il est notamment connu pour la série de science fiction Saga.

The Private Eye a d’abord été publié sur internet, ce qui explique son mode de narration, proche d’un roman plutôt que d’une bande dessinée, chapitre par chapitre et son format à l’italienne correspondant à celui d’un écran d’ordinateur. L’histoire se lit comme un bon polar avec ses fausses pistes, rebondissements, hommes de mains dangereux mais un peu idiots et avec un fort accent russe, femmes fatales et méchants mégalomaniaques. Tous les codes du genre sont respectés, peut-être un peu trop avec finalement une fin assez convenue.

Dans Private eye, l’intérêt est ailleurs, dans la présentation de ce monde dystopique et de ces conséquences pour l’histoire et les personnages. La réflexion pro et anti-technologie est même inversée avec le grand père du héros qui regrette le temps d’internet et des smartphones…

Sur le plan visuel, le dessin réaliste est extrêmement épuré avec une palette de couleurs très variée et très expressive traduisant à la fois le côté sombre d’un polar et le côté flashy d’un comics pour décrire une société futuriste où l’image est omniprésente. Le découpage est remarquable et apporte beaucoup à la mise en scène et au rythme de l’album.

L’album en lui-même est plutôt un ovni, ce qui dessert finalement un peu le scénario. Une fois le côté visuel déstabilisant, digéré, on s’ennuie un peu de temps en temps. Malgré son côté imparfait, The Private Eye reste un excellent comics.

Pourquoi vous allez aimer

Si vous êtes fan de science fiction, d’univers dystopiques ou de polars noirs, cet album est fait pour vous.

Détails

  • Éditeur : URBAN COMICS
  • Nombre de tomes : 1
  • Parution : Octobre 2017
  • Scénario : Brian K. VAUGHAN
  • Dessin et couleur : Marcos MARTIN et Muntsa VICENTE

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