Inner City Blues, l’intégrale de Fatima Ammari-B et Bruno

Le Blues d’Arnold et Willy

Point de soap opéra des années 80 dans ce charmant opus d’Armani-B et de Bruno (Commando Colonial, Tyler Cross ou encore le génial TZEE récemment), non, même s’il s’agit bien de l’histoire de deux frères, la comparaison s’arrête là.
Inner City, c’est une ville américaine de la côte Est, un équivalent de New York dans les années 70, avec une société en pleine découverte des possibilités offertes par l’usage des drogues modernes. Dans ce charmant paradis pour maffieux, trainent les 2 frères Arnold et Willie Brown, truands à la petite semaine en quête d’un bon coup pour arrondir les fins de mois.
Manque de pot, nos apprentis voleurs, se mettent dans l’idée de dérober la limo de Yaphet Kotto, patron de la mafia. Plutôt que de leur apprendre à nager dans la baie, les pieds dans le béton, il leur fait une offre qu’ils ne peuvent pas refuser comme dirait Marlon.
De fil en aiguille, les deux frangins intègrent le gang de Kotto et se mettent à gravir les échelons dans l’organisation, n’hésitant pas à faire jouer leur relations Smith et Wesson en particulier.
Tout va pour le mieux au paradis de la poudre blanche, jusqu’au moment, où ils se voient confier une très grosse cargaison de drogue à acheter à un indépendant plus barge qu’honnête, Priest.
Ils ne comptent même plus les cadavres qu’ils laissent derrière eux.
Mais tout va basculer lorsqu’on va leur confier un gros coup : acheter une grosse quantité de drogue à un dénommé Priest, redoutable truand indépendant… et bien évidemment la machine s’emballe irrémédiablement, vers un final tout en règlement de compte à Ok, Corral !

innercityblues
Inner city blues

L’avis de BDLIRE

Fans de Tyler Cross, avec Inner City Blues, vous naviguerez en terrain connu avec ce polar ambiance Ernest Tydiman (Shaft), boxe et Jazz.
Le dessin est très proche des productions ultérieures de Brüno, avec un dessin assez minimaliste et de grands aplats de couleur pour donner une tonalité souvent sombre aux ambiances du récit.
L’histoire est un hommage à la filmographie de gangsters des années 70, 80, le parrain et inspecteur Harry en tête. Le scénario joue à fond le décalage entre le sérieux des pontes de la Mafia et la nonchalance assumée des 2 frangins qui flinguent, volent et transportent de la drogue comme s’ils bossaient comme coursier de chez Fedex.
Avec sa construction en triptyque qui prend alternativement le point de vue des protagonistes importants, pour s’acheminer vers un final en forme de tragédie grecque à la sauce Peckinpah, Inner City blues est un excellent polar un peu foutraque.

 

Pourquoi vous allez aimer ou pas

Si vous aimez les livres, Bds ou films de Gangsters à la sauce Scorcese ou Coppola, cette aventure est faite pour vous.

Détails

  • Éditeur : Vents d’Ouest
  • Nombre de tomes : 1/1 (intégrale)
  • Parution : 2003 à 2005
  • Scénario : Fatima AMMARI-B
  • Dessins : Bruno
  • Couleurs : Laurence CROIX

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