Bella Ciao (uno) de Baru

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Résumé

Bella Ciao est à la fois une saga familiale personnelle et un témoignage historique autour de l’intégration des Italiens -et de leurs descendants qui sont arrivés en France lors du 19ème siècle et de la première moitié du 20ème. Quand la grande histoire rencontre la petite, cela commence avec le massacre du 17  août 1893 en Camargue quand 10 Italiens sont massacrés par des paysans français, les accusant de leur voler leur pain. Ce sont également les repas du dimanche en famille, avec toutes les générations qui restent à table, s’engueulent rigolent et chantent … le chant des partisans.  C’est l’histoire du chant des partisans dont on s’aperçoit qu’elle n’est pas aussi claire mais que plusieurs hypothèses cohabitent.

Belle Ciao, c’est donc un récit historique sur l’intégration des Italiens, quel prix doit payer un étranger pour cesser de l’être, entremêlé de l’histoire personnelle de Baru et de fiction.

 

Nuage de Mots

 

Retrouvez l’excellente feuilleton de @FranceInter : “Comment j’ai dessiné Bella Ciao de Baru : https://www.franceinter.fr/culture/bella-ciao-de-baru-ou-l-eternelle-violence-de-l-integration-en-bd

Mon avis

Etienne Davodeau appelle Baru “Le Patron”  du fait de son autorité artistique et de l’engagement de ses récits. Si il n’est peut-être pas le patron il est en tous cas un des maitres de la BD française.

 

Une fois encore dans “Bella Ciao”, la justesse et la gravité de son dessin font mouche autour d’un récit où l’on apprend beaucoup de choses (la bricole, le massacre d’Aigues Mortes, l’histoire du chant des partisans), où l’on en comprend aussi énormément sur les générations de migrants italiens et sur leur descendance qui grâce au sale boulot fait par leurs aînés ont pu valider leur intégration.

Forcement cette histoire raisonne aujourd’hui : Quel prix doit payer un étranger pour devenir transparent ?

Cette phrase est magnifique, elle est forte, terriblement d’actualité et elle est transcendée par le dessin de Baru.

En fermant ce livre que j’ai dévoré, j’avais néanmoins une frustration. Celle de passer d’un personnage à l’autre rapidement, sans avoir forcément le temps de bien les connaitre.

 

Bella Ciao (Uno) de Baru aux Editions Futuropolis

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