L’amant – de Kan Takahama – d’après le roman de Marguerite Duras

[Total : 1   Moyenne : 4/5]

 

Résumé

C’est l’histoire d’une jeune femme de 15 ans et demi, qui vit en Indochine avec sa mère et ses deux frères. Pensionnaire, elle s’inquiète pour sa maman. Son frère ainé lui vole régulièrement de l’argent pour pouvoir aller fumer de l’opium et la met en difficultés pour pouvoir rembourser ses dettes. Un jour, sur le bac qui traverse le Mékong, elle rencontre un jeune étudiant chinois.

Ils discutent pour la première fois. Elle l’observe et se rend compte qu’il est extrêmement riche. Une belle voiture, une bague en or, il habite une des plus belles maisons de Sadec, les signes extérieurs sont nombreux. Les idées bouillonnent dans sa tête. Il est fortuné, elle lui plait et elle n’a jamais fait l’amour.

 

Très vite, ils tombent follement amoureux, une passion physique mais aussi intéressée que le regard des autres en général et des familles respectives en particulier  va venir perturber .

Nuage de mots

 

Mon avis

Le roman de Marguerite Duras aborde des thèmes dont le mélange peut être explosif : la nudité, la sexualité, l’amour mais aussi l’argent, la cupidité et surtout l’adolescence. N’ayant pas lu le roman, mon seul repère est le film de Jean-Jacques Annaud qui m’avait mis mal à l’aise à l’époque du fait de l’exposition de la sexualité d’une adolescente.

Dans son adaptation, Kan Takahama raconte l’histoire avec beaucoup d’émotion et de pudeur. Le trouble de l’adolescente nous envahit tout comme la détresse de son amant. Mais la vérité des sentiments décrits ressorts et l’on regarde tendrement les deux héros enjamber leurs ambitions premières pour tomber éperdument amoureux.

Le dessin est simple et précis. Il prend sa juste place. Les couleurs sont chaudes. La moiteur du climat est perceptible. On a l’impression de bien connaitre Sadek avec ses quartiers populaires et bourgeois et son bac qui relie les deux rives du Mékong. Le visage de l’héroïne, adolescente devenue femme évolue au cours de l’histoire.

Bien sûr la nudité est présente mais pas de façon excessive ou gratuite. L’auteur nous emmène vers la pudeur des sentiments plus que vers une exposition malsaine de chaire.

J’ai donc beaucoup aimé ce roman graphique qui m’a donné envie de lire le roman. Bien sûr il y a un peu de trouble mais n’est-ce pas ce que l’on recherche quand on  lit des auteurs – et des adaptations – comme Duras ou Sagan.

 

 

Comment j’y suis venu ?

La BD m’ouvre à la Culture Littéraire. Bonjour Tristesse, L’Etranger, À un revoir là haut, Couleurs de l’incendie… Je ne compte plus les adaptations réussies de chefs d’oeuvre de la littérature en BD. Et pour cela, REue de Sèvres est toujours bien placé !

 

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