CONAN tome 7, de Régis HAUTIERE, Olivier VATINE et Didier CASSEGRAIN

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Résumé

Dans ce nouvel album, adapté des aventures du plus célèbre des Cimmériens, Conan, barbare, guerrier, voleur et mercenaire débarque au DARFAR, territoire presque entièrement recouvert de forêts. Il y rencontre son alter ego féminin, la farouche guerrière Valéria. L’album débute sur un affrontement terrible avec un gigantesque dragon qui oblige nos héros à traverser un vaste désert aride pour atterrir au sein de l’étrange cité de XUCHOTL où une vieille civilisation dégénérée se livre une guerre civile dont l’origine s’est peu à peu perdue dans le temps. Conan et Valéria se retrouvent mêlés à ce conflit qui oppose 2 frères aux origines précolombiennes qui ne sont pas sans rappeler la situation de la fin de l’empire Inca au moment de l’arrivée de Pizarro.

L’album est un vaste huis-clos au sein d’une cité maudite extrêmement sombre et violent, l’une des histoires les plus sanglantes, sombres et barbares de la série comme l’écrivait lui-même HOWARD.

Mon avis

Écrite en 1935 à la suite d’une déception amoureuse, les Clous rouges est avec Au-delà de la rivière noire, l’une des nouvelles les plus connues et les plus sophistiquées de l’univers de Conan. C’est même l’une des dernières nouvelles écrite par Howard qui se suicidera l’année d’après à l’age de 30 ans, suite au décès de sa mère. Howard y exprime toujours ses thèmes chers, comme la décadence inévitable de chaque civilisation rongée de l’intérieur et destinée à retourner à la barbarie. Howard aborde également le thème du vampire et de la quête de la vie éternelle.

L’adaptation de Régis HAUTIERE est intéressante, même si elle lisse les aspects les plus sombres et sauvages de la nouvelle. Howard avait essayé d’y condenser toute la sauvagerie, la violence, le sexe, bref le côté le plus sombre de l’espèce humaine. La violence de la nouvelle était sans précédent dans l’oeuvre de l’écrivain. On est plus proche du roman d’Héroic Fantasy que celui d’Horror Fantasy des écrits d’Howard.

Graphiquement, on retrouve le style inimitable de CASSEGRAIN avec des personnages tout droit sortis de Tao Bang, code Mc Callum ou Piège sur Zarkass. Les personnages féminins en particulier, sont toujours très affirmés avec des corps de rêve et de très grands yeux expressifs. La mise en image utilise un procédé de dessins à l’acrylique. Le résultat est un dessin aux teintes particulièrement nuancées, qui permet de varier les ambiances de lumière au sein des la cité maudite.

Le plus étonnant correspond à la réalisation d’un story-board par Olivier VATINE qui n’est ni le scénariste ni le dessinateur de l’album. C’est assez rare dans la création d’une oeuvre de bande dessinée. Le découpage apporte un cadrage particulièrement intéressant dans les scènes de bataille en alternant plan large et plan serré pour ressentir la violence des coups portés.

Pourquoi vous allez aimer ou pas

Si vous aimez Thorgal période le pays QA, les yeux de Tanatloc et la cité du Dieu Perdu, les belles créature féminines de CASSEGRAIN et les aventures d’héroic Fantasy, cet album est fait pour vous. Si vous recherchez l’émotion d’ultime sauvagerie de la nouvelle, vous serez un peu déçu.

Détails

  • Éditeur : GLENAT
  • Nombre de tomes : 7 / 7
  • Parution : novembre 2019
  • Scénario : Régis HAUTIERE d’après l’oeuvre de Robert Erwin HOWARD
  • Story board et découpage : Olivier VATINE
  • Dessin et couleur : Didier CASSEGRAIN

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