Le Spécimen de MATZ, WALTER HILL et Julen RIBAS

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Résumé

L’histoire se passe dans un laboratoire pharmaceutique américain hyper, super secret, mais perdu dans un désert Sibérien. Bon en fait, le laboratoire est construit dans une prison de haute sécurité avec des détenus condamnés à mort. Les détenus servent à la mise au point de traitements totalement révolutionnaires… On est dans l’antichambre de la folie humaine.

L’histoire démarre par la mise à mort d’un détenu qui se passe mal. A la faveur d’une coupure de courant, le corps de la victime disparaît, remplacé par un autre. L’héroîne, Irina DANKO, médecin chef du laboratoire se retrouve face à un homme, inanimé, sans pouls, les yeux ouverts. Il finit par se réveiller et démarre un huis clos totalement paranoïaque entre cet inconnu et le médecin chef. On est dans la plus pure tradition du silence des agneaux et le face à face d’anthologie entre Anthony HOPKINS et Jodie FOSTER.  L’histoire oscille entre des échanges philosophico-horrifiques, des cauchemars de l’héroine projetée dans le passé et des scènes de plus en plus violentes de folie des prisonniers et du personnel. L’inconnu devient petit à petit l’antéchrist, jusqu’au final en apothéose. On est dans une ambiance qui tient aussi bien de SHINING, que de la Malédiction ou encore DARKO.

Mon avis – Garbeurg

Le style graphique est classique avec un dessin réaliste, un lettrage sobre et un découpage des cases en gaufrier. On est proche d’un story board de film. L’intrigue laisse plus dubitatif. Elle est plutôt mystérieuse au départ pour virer à l’incompréhensible à la fin. L’histoire fait appel à de nombreuses références de livres ou de films fantastiques (Le maître et Marguerite par exemple), mais a du mal à forger sa propre identité. Le scénario aurait mérité un travail plus approfondi pour permettre de s’intéresser à la destinée des personnages.

Du coup, le scénario repose plutôt sur l’ambiance inquiétante portée par le personnage du spécimen. Mais la bande dessinée ne rend pas suffisamment crédible le côté effrayant du personnage comme pouvait l’être Hannibal LECTER au cinéma. Le jeu d’acteur inoubliable d’Anthony HOPKINS manque cruellement.

Le droit de réponse de Combattut

J’émettrais beaucoup moins de réserve que mon ami Garbeurg sur ce coup là. En effet, j’ai beaucoup aimé Le Specimen. La sobriété du dessin permet justement à l’intrigue de prendre toute sa place. L’ambiance inquiétante de l’établissement et les échanges entre les deux personnages principaux sont très réussis. On y  voit le Specimen prendre possession de l’esprit de Irina. Les allers-retours entre la cellule et les rêves de Irina renforcent l’intrigue puisqu’on cherche les clés du mystère auquel on assiste. Bref, je recommande cette lecture !!

 

Comment j’y suis venu

Garbeurg – Une bande dessinée écrite par un grand réalisateur est une expérience novatrice qui suscite un intérêt certain. On s’attend à ce que la patte du réalisateur amène quelque chose de véritablement novateur dans la mise en scène de l’histoire, tant au niveau des plans que de l’intrigue. Pour le spécimen, on reste un peu sur sa fin….

Combattut – Matz, Walter Hill et les Editions Rue de Sèvres : un trio efficace qui a déjà fait ses preuves (Balles Perdues, Corps et âmes). Le dessin de Julen Ribas complète bien cette super équipe. Bref, on attend une quatrième collaboration.

 

Détails

  • Editeur : Rue de Sèvres
  • Nombre de tomes : 1
  • Parution : 12/01/2019
  • Scénario original : Walter (48 heures) HILL
  • Adaptation et traduction : MATZ
  • Dessin et couleur : Julen RIBAS

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